> Historique
En 1991, une étude floristique et faunistique du milieu naturel a été réalisée à l'initiative des onze communes que traversent le ruisseau qui prend sa source à la Sauve Majeure et se jette dans la Dordogne à Vayres au pied du château.
Le syndicat intercommunal du Gestas a été créé par arrêté préfectoral le 13 juillet 1995. Il est composé des 11 communes qui le traversent d'amont en aval à savoir :
la Sauve Majeure, Créon, Cursan, le Pout, Sadirac, Croignon, Camarsac, Salleboeuf, Saint Germain du Puch, Beychac et Vayres.
L'objectif du syndicat est d'assurer et de promouvoir toutes actions nécessaires à la conservation qualitative et quantitative, à l'amélioration et à la meilleure utilisation du patrimoine hydraulique.
Le syndicat entreprend notamment dans ce but dès sa création l'étude et la réalisation des travaux d'aménagement et en assure directement ou indirectement l'entretien et l'exploitation.
Statut juridique du cours d'eau :
Le Gestas est un cours d'eau non domanial qui appartient aux riverains.
Depuis le 4 mai 1978, le syndicat bénéficie d'une autorisation préfectorale déclarant d'intérêt général les travaux de restauration et d'entretien de tout le réseau hydraulique. Ainsi la collectivité a toute légitimité pour intervenir sur les parcelles privées des riverains en utilisant des crédits publics, tels le financement par l'agence de l'eau, le conseil régional et le conseil général, et la participation de nos 7 communes.
Les principales données écologiques:
Le Gestas est un cours d'eau de 2ème catégorie piscicole. L'association de pêche "les pêcheurs du Libournais" est active sur 10 kms de cours d'eau de Vayres à Croignon, avec l'affluent le Brochard à Camarsac et le bassin d'étalement créé par le syndicat sur la commune de Camarsac en amont des quatre ponts, où de nombreuses manifestations sont organisées pour faire connaître la rivière er la pêche.
La faune piscicole que l'on peut rencontrer sur le Gestas comprend onze espèces différentes, telles les anguilles, goujons, chevesnes et gardons, et quelques poissons migrateurs comme la lamproie marine et le brochet.
Les actions déjà entreprises par le syndicat :
Une étude préalable a été réalisée en 1994 pour définir les travaux de restauration à mettre en oeuvre avec les grands principes d'actions à entreprendre pour restaurer la rivière, à savoir :
- respecter le fonctionnement hydraulique de la rivière,
- freiner le processus d'érosion des berges et particulièrement en zone urbanisée, telle a été la problématique en amont du centre bourg de Salleboeuf où a été créé un bassin d'étalement pour éviter aussi les inondations dans le bourg,
- ne pas supprimer les zones d'épandage des crues qui restent une solution naturelle intéressante sans aucun inconvénient pour les citadins,
ne pas supprimer les méandres du ruisseau qui en cas de crue freinent la vitesse de l'eau,
- conserver la diversité des espèces végétales et la continuité de la bordure boisée,
améliorer la qualité de l'eau.
Le travail principal du syndicat à long terme, avec une rotation sur trois ans sur l'ensemble du ruisseau, est de mettre en place une resauration des berges régulières et de gérer la végétation pour promouvoir certaines espèces dont le système racinaire consolide les berges.
Tous ces travaux sont menés dans le cadre parallèle d'une politique d'insertion professionnelle.
En effet le syndicat a fait le choix de réaliser les travaux de restauration en faisant appel à une entreprise d'insertion après appel d'offres, avec un encadrement très qualifié qui permet à des agentrs d'acquérir une technicité et une reconnaissance de leur qualité de travail. L'objectif est aussi, par ce biais de formation, de trouver un emploi et de s'insérer dans le monde du travail.
Ces dernières années, le syndicat est épaulé sur la partie technique de mise en oeuvre et de suivi des chantierx par la société Rivière Environnement, maître d'oeuvre dans cette opération.
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